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Club International de Paris

Musée Cognacq-Jay

Visite du musée Cognacq Jay.

En ce jeudi de la mi-janvier, la visite guidée nous mène au musée Cognacq-Jay, dans le quartier du Marais. Le musée regroupe la collection d’art européen du XVIIIe siècle de Monsieur et Madame Cognacq-Jay. Il évoque la vie raffinée du siècle des Lumières. Au programme : peintures, sculptures, mobilier ainsi que des objets décoratifs tels que de la porcelaine de Chine, d’Allemagne et de France, des tabatières, des bonbonnières ou des étuis à parfum.

Par Guillaume Théchi

Une petite dizaine d’étudiants français et internationaux sont au rendez-vous. La motivation est également présente, à l’instar de Mo, 27 ans, le précieux informaticien du Club International : « Je suis épuisé de fatigue, raconte-t-il, mais je voulais venir. Par une si belle journée, je ne pouvais pas rester enfermé chez moi ! » Enthousiaste, il est cependant déçu :  « Je m’attendais à une dégustation de cognac (le vin), plaisante-t-il. » plaisante-t-il.

Une collection d’art léguée à la ville de Paris.

Carolina, étudiante en tourisme et stagiaire au Club International, commence la visite par une présentation du quartier du Marais. Destiné à la culture maraîchère, il a laissé place aux commerçants et artisans. Au XIVe siècle, la construction de l’Hôtel Saint-Paul, résidence royale, entraîne un effet de mode pour des somptueuses demeures qui voient le jour. La collection d’objets d’art du musée appartenait à Théodore-Ernest Cognacq et à Marie-Louise Jay, anciens propriétaires de la Samaritaine, un des grands magasins parisiens. À la mort de M. Cognacq en février 1928, ses œuvres sont léguées à la Ville de Paris.

                                                   Carolina détaille l’histoire des oeuvres.

Bonne humeur et émerveillement.

La bonne humeur accompagne le groupe dans les différentes salles étroites de l’Hôtel Donon, qui abrite la collection. La salle des portraits du XVIIIe siècle impressionne le groupe. Même si certains sont des habitués des musées, l’émerveillement est toujours nouveau :« Je m’intéresse à la culture française en général, confie Hanno, 22 ans, étudiant allemand. Chaque semaine, je fais une visite avec le Club International. »

 

L’occasion de perfectionner son français et de sympathiser.

À ce rythme, Hanno sera bientôt incollable sur les musées parisiens. Les visites lui donnent aussi l’occasion de perfectionner son français en écoutant les explications et en discutant avec les autres étudiants présents. « Je suis inscrit à la fac de Droit, ajoute-t-il, mais les cours de français sont ma priorité. »  Carolina guide le groupe vers la salle des portraits. Au XVIIIe siècle, l’art et la culture se concentraient moins sur le religieux et plus sur l’humain. C’est à cette époque que Diderot écrit l’Encyclopédie et qu’en peinture, les portraits se multiplient. Entre les explications de Carolina, les étudiants sympathisent.

 

On échange ses impressions, on pose des questions.

Carolina, 23 ans, est parisienne et étudiante en Sciences de l’éducation. Elle préfère les visites en groupe : « C’est ma deuxième visite après le musée Rodin, raconte-t-elle. J’en ai parlé à mes amis, mais ils ne bougent pas, alors je viens seule. Mais je sais que je vais rencontrer du monde, précise-t-elle avant d’ajouter : Je viens aussi pour bénéficier d’une guide, une personne qui va nous expliquer ce que nous voyons. »

Au fil de la visite, les langues se délient ; on échange ses impressions, on pose des questions, on demande des précisions. « Les commentaires sont très détaillés, apprécie Léonie, 30 ans et originaire de Suisse. Je voulais en savoir plus sur le style de l’époque (XVIIIe siècle), je ne suis pas déçue. »

Saron et la magie des Lustres.

En ce samedi après-midi, le musée est peu fréquenté, et l’ambiance est assez intime dans ces pièces étroites. Les applaudissements en fin de parcours traduisent la satisfaction générale : « J’ai beaucoup aimé les mobiliers, résume Saron, 26 ans, étudiante en Histoire de l’art et originaire de Corée du Sud. Les lustres m’ont impressionnée. » Il ne reste plus qu’à chacun de trouver la sortie dans ce musée aux faux airs de labyrinthe…

... C'est chose faite: tous ont retrouvé la porte de sortie et ont pu poser pour la photo souvenir.

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[MagClub n°4]