Portrait de Chantal, l'étudiante en médecine.
Venue d’Allemagne pour terminer ses études dans un domaine très exigeant, Chantal se confie sur son expérience à Paris et sa rencontre avec le Club International.
Par François Deschamps

Entretien
Quelles sont les raisons qui t’ont motivée à venir à Paris ?
Je suis venue terminer mes études. Je suis en première année de thèse de médecine moléculaire à l’hôpital Necker. Le thème de ma recherche est le diabète. Mais il me reste au moins trois années avant de finir ce cursus. Donc, je suis à Paris pour encore trois ans ! (rires)
Comment se sont passés les premiers temps ?
Ça a été un peu difficile. Il n’est pas évident de s’intégrer dans une grande ville comme Paris. Les Parisiens ont leur cercle d’amis et ne cherchent pas forcément à faire connaissance avec des étrangers. Je trouve que les gens sont un peu fermés à Paris (rires). Par ailleurs, j’ai appris à me méfier un peu des gens. Parce que dans cette ville, il y a beaucoup de personnes qui parlent uniquement pour draguer (rires). En Allemagne, ça ne se passe pas comme ça.
Ça t’a choquée ?
Oui. Parce que j’aime danser, sortir, rencontrer des gens, mais je ne cherche pas à aller plus loin, comme certains le voudraient. J’ai fait l’erreur, au début, de donner mon numéro de téléphone à tous ceux qui me le demandaient. J’ai rapidement eu des problèmes avec ça (rires). J’ai compris qu’il fallait apprendre à dire « non ».
Y a-t-il des choses qui t’ont surprise à Paris ?
Je trouve qu’on passe beaucoup de temps dans le métro. D’un côté, c’est pratique pour lire, mais les gens ne font pas attention aux autres. Ils se bousculent, ne sourient pas. Ils ont tous l’air d’avoir des soucis, d’être pressés, alors que moi, je pense qu’il faut apprécier la vie ! (rires) J’ai également trouvé étrange que le métro s’arrête le soir à une heure précise. Dans une ville comme Paris, je pensais qu’il y aurait des métros toute la nuit.
Quelles sont tes activités extra-professionnelles ?
Je fais de la danse depuis quatre ans. Je sais danser la salsa et la samba. J’aime dessiner, peindre, voyager, lire. Je pratique le volley-ball et la capoeira. J’aime aussi me retrouver avec mes amis pour sortir.
Qu’est-ce qui te plaît à Paris ?
C’est une ville où il y a beaucoup de possibilités. En matière de culture et de sorties, il y a tout ce qu’il faut. Au niveau de la recherche, j’ai beaucoup de choix à Paris. C’est une ville où il y a beaucoup de gens, mais aussi beaucoup trop de circulation et des distances trop longues en métro. J’apprécie particulièrement les bords de Seine : c’est calme et parfait pour les pique-niques. Si je veux plutôt sentir de la vie, j’irai sur les Champs-Élysées, la place des Vosges ou le canal Saint-Martin. Il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir.
Comment as-tu constitué ton cercle d’amis ?
La plupart d’entre eux, 80 %, viennent du Club International des Jeunes à Paris (CIJP). J’ai participé à un premier voyage dont j’avais entendu parler par le biais d’une amie, et j’y ai rencontré beaucoup de personnes qui font maintenant partie de mes amis proches. Je suis d’abord allée au Mont-Saint-Michel, puis aux châteaux de la Loire, sur les côtes normandes, à Caen et sur les plages du débarquement.
Que recherchais-tu en participant aux activités du Club ?
Je voulais découvrir d’autres régions de France. Ça m’a aussi beaucoup apporté en matière de culture. Par exemple, lors de l’excursion sur le thème « Au temps des impressionnistes », j’ai visité la maison de Claude Monet à Giverny et celle de Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise.
Et en matière de rencontres ?
Je me suis fait pas mal d’amis. Des gens de différentes nationalités, avec des histoires et des religions différentes. C’est toujours intéressant de rencontrer des personnes qui ont d’autres coutumes, d’autres modes de vie. L’un d’eux, que j’ai rencontré au Club, est devenu un ami. Il m’a invité à venir en Algérie pour le voir. Ce mélange de cultures permet aussi d’avoir plein d’idées pour faire des sorties. On peut découvrir des anniversaires typiques, des pique-niques, des plats de chaque pays… Et il est vrai que c’est plus motivant de participer aux voyages quand on sait qu’on va rencontrer des étrangers et discuter entre nous.
Comment as-tu vécu les excursions ?
Très bien. Les gens sont ouverts et l’ambiance est chaleureuse. On trouve toujours des personnes sur la même longueur d’ondes que nous, et ça finit par former des petits groupes qui se consolident avec le temps. Ce ne sont pas seulement des excursions où l’on voit et apprend des choses, ce sont de vraies rencontres où l’on se fait des amis pour la vie quotidienne. En plus, l’équipe dirigeante n’est absolument pas autoritaire. Il n’y a pas de sentiment de hiérarchie. Par exemple, je garde le contact avec le président du Club, Alaa. Les membres du Club ne se prennent pas au sérieux, et c’est ce que j’apprécie.
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