La Roumanie était à l’honneur en ce mois de novembre. Une cinquantaine de personnes étaient présentes à la maison des initiatives étudiantes afin de découvrir ou redécouvrir ce pays. Vendredi 25 novembre se tenait la soirée découverte d’un pays. Un petit groupe de jeunes présente leur pays d’ origine aux autres membres du Club International.
Un article de Guillaume Thechi
“ Nous souhaitons mieux faire connaître notre pays pour que les préjugés tombent”
Faire tomber les préjugés et donner envie de visiter la Roumanie en une soirée
Dans l’inconscient collectif, la Roumanie est souvent associée aux roms, aux mendiants dans le métro parisien, aux voleurs de parcmètre ou encore aux orphelins dans le pays. « L’image de la Roumanie en France est mauvaise », confirme Magdalena, une des animatrices de la soirée.
Nous sommes d’ailleurs loin des clichés à la vue de l’équipe chargée de présenter leur pays d’origine. Andrei, Alina, Sorin, Raluca, Magdalena sont effectivement sur leur 31, costards cravates pour les messieurs, tailleurs pour les demoiselles. « Nous souhaitons mieux faire connaître notre pays pour que les préjugés tombent », explique Andrei, étudiant en master Affaires internationales. Depuis plusieurs mois, l’idée de présenter la Roumanie aux membres du Club International planait. Le projet a finalement vu le jour et a nécessité un bon mois de préparation.
« L’image de la Roumanie est mauvaise »
Pour que l’exposé soit complet, chaque protagoniste s’est chargé d’une partie sans pour autant se limiter à sa spécialité. Ainsi, Sorin, stagiaire au sein d’une banque s’est plongé dans la géographie du pays: « J’ai réuni l’information trouvée sur Internet et j’ai concentré un maximum. » Le public apprendra ainsi que le territoire roumain est de moitié plus petit que le français, pour environ 22 millions d’habitants, que les hivers sont rudes et que les étés caniculaires.
Alina prend alors le relais. Malgré son travail de contrôleuse de gestion également au sein d’une banque, elle a réussi à condenser l’Histoire de son pays pour le présenter à son audience. « J’ai travaillé en binôme avec Daniel », étudiant en DESS Techniques financière et bancaire, confie Alina, qui seule présentera la partie historique. Elle nous rappelle notamment que le 1er décembre est le jour de la fête nationale en Roumanie, jour de l’unification de plusieurs territoires du pays, que la dictature de Ceauscecu a duré 24 ans et que la question qui brûle les lèvres des roumains aujourd’hui concerne l’intégration dans l’Union Européenne.
Le public s’est pris au jeu des questions
La culture n’est pas oubliée. Elle est résumée par Raluca, étudiante en maîtrise d’économie internationale, qui nous présente les monastères, la littérature, la philosophie, la peinture, la musique la sculpture et tous les mythes fondateurs de la culture roumaine. Andreï, complète l’exposé par l’économie roumaine, une économie de marché depuis le début des années quatre-vingt-dix. « Les opportunités d’investissement sont nombreuses en Roumanie, détaille-t-il, le pouvoir d’achat est en hausse et la main d’œuvre est bon marché. »
5 choses que vous ne saviez certainement pas sur la Roumanie
Au cours de la soirée, le public n’hésite pas à participer et à compléter les informations mais déjà, Magdalena, contrôleuse de risque au sein d’une banque, poursuit le voyage de la découverte de la Roumanie.
- La plus longue grotte d’Europe ( la Pestera Vantului) se situe en Roumanie,
- Bucarest abrite la 2ème plus grande construction du monde après le Pentagone, la maison du peuple (casa poporului), Le bâtiment est haut de 84 mètres.
- Le musée du village à Bucarest (le petit Paris) est le plus grand musée en plein air d’Europe,
- L’inventeur du « porte plume portable » autrement dit le stylo, était roumain.
- La Roumanie est le plus grand pays francophone d’Europe centrale et orientale. le plus grand pays francophone d’Europe centrale et orientale
Le buffet roumain fait l’unanimité
À ce moment de la soirée, l’attention se relâche. L’esprit est déjà au buffet mis en place par Sorin et qui fait saliver toute l’audience. La « zacusca », a beaucoup plu. « C’est une sorte de macédoine, détaille Sorin, composée de poivrons, d’aubergines, d’épices. C’est généralement servie avec du pain en apéritif ».
Ce soir, les tortillas ont fait office de pain. L’occasion de faire un clin d’œil aux quelques hispanophones présents et à d’autres: » La zacusca, est presque la même qu’en Russie », souligne Nina qui travaille comme assistante d’un professeur de Russe à Enghien-les-Bains, avant d’ajouter: « Je ne savais presque rien de la Roumanie avant cette soirée. J’ai désormais envie de visiter le pays, pour découvrir l’architecture et les monastères ». Les similitudes culinaires concernent également le fromage (brânza de vacà), cousin de la feta grecque. Du porc fumé, du pâté, du saucisson local sont accompagnés de vin rouge et blanc, témoins des vignobles du Centre et de l’ Est du pays.
La collation donne l’occasion à chacun de partager des mets et aussi d’échanger ses impressions
Ainsi, Telmo, parisien à la double nationalité franco-portugaise s’est senti à l’aise: « J’étais en terrain connu, confie l’ancien étudiant en Histoire, désormais inscrit en traduction à Dauphine, j’ai appris beaucoup de choses ce soir mais je vais vérifier toutes les informations historiques une fois chez moi, s’enthousiasme-t-il. » Par passion, tout simplement.
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