Passer au contenu principal

Club International de Paris

Atelier Pitch du Club International de Paris

Apprendre à convaincre en quelques minutes

Le Club International de Paris a organisé un atelier consacré à l’art du pitch, animé par la coach professionnelle Veronika Salnikova. L’ambiance était studieuse, mais très vivante. Une quinzaine de participants étaient réunis : étudiants, jeunes professionnels, chefs d’entreprise et bénévoles du Club.

Dès le début, une chose est claire : il ne s’agit pas d’un simple cours théorique. L’atelier est participatif. Chacun peut intervenir, poser des questions et partager son expérience.

Des participants aux profils variés

Parmi eux, Anand, indien, jeune entrepreneur, explique sa motivation :

« Je travaille en France depuis deux ans et je vois cet atelier comme une belle opportunité pour acquérir de nouvelles compétences. Quand j’ai découvert cet atelier à Paris, organisé pour les membres du Club et accessible en seulement deux heures et demie, cela m’a tout de suite intéressé.

D’autres membres du Club y avaient déjà participé, ce qui m’a encouragé. Je trouve que c’est important, pour toute personne qui vit à Paris et qui est déjà dans le monde du travail, d’essayer ce type d’atelier. Ce n’est pas très cher, c’est à Paris, et je suis venu aujourd’hui pour apprendre quelque chose de nouveau, créer des connexions et élargir un peu ma “famille” professionnelle. »

Le parcours de la coach

Veronika Salnikova commence par présenter son parcours. Originaire de Lettonie, elle est arrivée en France dans le cadre d’un master en marketing via le programme Erasmus. Elle a travaillé pendant quatorze ans dans le marketing digital avant de devenir coach professionnelle en 2020.

Pendant ses études, elle a effectué un stage au sein du Club International de Paris, puis s’est engagée comme bénévole. Aujourd’hui, elle y intervient comme coach et anime différents ateliers de développement personnel.

Elle insiste sur l’importance du cadre bienveillant du Club :

« J’ai choisi d’animer ces ateliers avec le Club International de Paris parce que je trouve important de donner aux membres du Club des clés pour réussir leur pitch dans un cadre bienveillant.

Les participants viennent de pays différents et exercent des métiers variés. Cette diversité permet d’utiliser l’intelligence collective, de réfléchir ensemble et de trouver de nouvelles idées. Je suis ravie de contribuer à cette dynamique. »

Qu’est-ce qu’un pitch ?

Veronika définit le pitch comme une présentation courte de soi ou de son projet, dont l’objectif est de convaincre, de marquer les esprits et de donner envie d’en savoir plus.

Pour illustrer l’importance de la communication orale, elle évoque Martin Luther King, connu pour sa maîtrise des techniques oratoires : silences, variations de rythme, gestuelle, métaphores et répétitions. Le message passe mieux lorsque la forme soutient le fond.

Selon elle, savoir pitcher est devenu indispensable :

« Maîtriser son pitch permet de gagner en confiance en soi et de développer ses soft skills. C’est aussi un atout majeur pour évoluer professionnellement : obtenir un poste, présenter un projet ou convaincre des investisseurs. »

Pourquoi apprendre à pitcher ?

Veronika rappelle les difficultés les plus fréquentes :

  • le stress et le trac,
  • le manque de structure et de synthèse,
  • une voix monotone ou trop faible,
  • une posture ou des gestes inadaptés,
  • les tics de langage et les répétitions,
  • le manque d’interaction avec le public.

Pitcher est à la fois une compétence professionnelle et personnelle. Cela développe la confiance en soi, la capacité de convaincre, la gestion des émotions, la synthèse et l’éloquence.

Ces enjeux parlent directement aux participants. Amélie, Syrienne Française, développeuse en informatique et bénévole au sein du Club, explique :

« Je travaille dans l’informatique et j’ai régulièrement besoin d’expliquer des sujets ou d’animer des réunions. Cet atelier m’aide à organiser mes idées et à présenter un thème en quelques minutes. »

Les clés d’un pitch réussi

Veronika détaille les éléments essentiels :

  • définir ses objectifs et ses idées clés,
  • construire une trame claire,
  • être concise, avec des phrases courtes et impactantes,
  • travailler sa posture et ses gestes,
  • regarder le public dans les yeux,
  • créer du lien grâce au storytelling et à des exemples personnels.

Sourire aide aussi.

Pour elle, la différence se joue dans l’authenticité :
« Ce qui rend un pitch unique, c’est la touche personnelle. Il faut montrer que l’on est vraiment engagé dans son projet, partager des expériences et exprimer sincèrement son enthousiasme. »

Un atelier pratique et interactif

L’atelier alterne apports théoriques et échanges. Veronika explique que nos motivations profondes sont le moteur de nos actions.

  • Sur le plan professionnel : convaincre, faire avancer un projet, motiver, faire passer des messages.
  • Sur le plan personnel : se dépasser, vaincre sa timidité, montrer ses qualités et se faire plaisir.

Anand retrouve cette dimension dans son expérience du Club :

« Je suis membre du Club International de Paris depuis environ quatre mois. J’ai d’abord participé à l’atelier anglo-français, puis je suis devenu bénévole.

Ce que j’apprécie, c’est l’ambiance calme et respectueuse. Ce n’est pas juste un lieu pour apprendre une langue, c’est aussi un espace pour créer de vraies connexions humaines. »

Structurer son discours

Les participants découvrent les étapes de préparation : noter ses idées, organiser ses arguments, rédiger son discours et s’entraîner. Veronika insiste sur l’importance d’adapter son message à son public.

Elle cite Winston Churchill :

« Un discours improvisé a été réécrit trois fois. »

Pour Amélie, cette phase est cruciale :

« Le plus difficile pour moi, c’est de commencer. En quelques minutes, ce n’est pas simple de résumer une idée. J’ai besoin de méthodes pour savoir comment débuter une réunion. »

Posture, stress et travail sur soi

Veronika aborde ensuite la posture idéale : être debout, pieds bien ancrés, dos droit, épaules ouvertes et respiration fluide. Elle rappelle que la proximité physique favorise la proximité des idées.

Pour gérer le stress, elle conseille de :

  • respirer calmement,
  • boire un verre d’eau,
  • poser une question au public,
  • marcher légèrement.

Elle évoque aussi la PNL (programmation neuro-linguistique) pour ancrer des émotions positives et propose un exercice de relaxation. Les participants ferment les yeux, respirent et se recentrent. L’objectif est de s’entraîner régulièrement pour que cela devienne naturel.

Devenir un bon orateur

Pour conclure, Veronika définit les qualités d’un bon orateur :

  • le charisme, capacité à susciter l’intérêt et l’enthousiasme,
  • la confiance en soi,
  • la capacité à identifier ses croyances limitantes et à les transformer en croyances
    ressources,
  • l’application de la méthode des petits pas pour progresser durablement.

Après la théorie, chaque participant prépare un pitch de une à trois minutes et le présente devant le groupe, avant de recevoir un retour constructif.

Ce va-et-vient entre les apports de la coach et les témoignages des participants donne à l’atelier un rythme dynamique. Chacun repart avec des outils concrets, mais surtout avec plus de confiance pour oser prendre la parole.

Si ce reportage vous a donné envie de mieux nous connaître, consultez dès maintenant la section À propos de nous ou lisez d’autres articles du Mag Club.