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Club International de Paris

Entretien mag Club
Karolina Sigmund 20 ans, étudiante en Histoire à Paris.

Portrait :Karolina Sigmund, étudiante germano-polonaise.

Chaque mois, le Club International met en avant l’un  ou l’une des membres. 

Karolina est une toute nouvelle membre du Club International. Bien qu’elle soit à Paris depuis la rentrée de septembre 2005, elle n’a pas encore eu le temps de se consacrer à ses loisirs. De nationalités allemande et polonaise, Karolina est attirée par tout ce qui rime avec « international ». C’est ainsi qu’au hasard d’une navigation sur le net, la jeune étudiante en Histoire a découvert et décidé d’adhérer au Club International des Jeunes à Paris.

Propos recueillis par Guillaume Théchi

La première surprise lors de la rencontre avec Karolina, c’est la qualité de son français. On oublie rapidement qu’elle n’est pas née ici. Il faut dire que la demoiselle a très tôt découvert l’Hexagone (la France). Dès l’âge de 7 ans, elle est venue visiter Paris avec sa famille.

De Toulouse au lycée français de Berlin.

Elle y reviendra occasionnellement, toujours en tant que touriste. Elle apprend le français à l’école, jusqu’au jour où son lycée organise un échange. Une Française de son âge vient alors vivre chez elle en Allemagne et, six mois plus tard, Karolina repart avec elle dans ses bagages. Direction la France, le Sud, Toulouse. Elle a une petite quinzaine d’années et va tomber amoureuse de la France. À son retour outre-Rhin, elle s’empresse de s’inscrire au lycée français de Berlin pour conserver ses acquis. Une fois son baccalauréat (diplôme donnant accès aux études supérieures) en poche, Karolina repart pour l’Hexagone, convaincue par le système scolaire français et l’enseignement qu’elle estime plus qualitatif.

Une étudiante « pas trop dépaysée » à Paris.

Fini le Sud-Ouest, direction la capitale. Paris l’accueille pour la rentrée, où elle suit une classe préparatoire littéraire. La charge de travail est importante et laisse peu de place aux moments de temps libre et aux rencontres. Occupée et entourée, la demoiselle vit en colocation, où elle n’est pas trop dépaysée : trois nationalités sont représentées et trois langues parlées : l’allemand, le polonais, et le français, incontournable.

Karolina n’a donc aucune difficulté à communiquer malgré sa timidité. Maîtriser trois langues différentes l’a bien aidé.

Une seule idée en tête : devenir diplomate.

Elle ne veut cependant pas s’arrêter là. Son objectif : devenir diplomate. Avant d’obtenir les diplômes, elle possède déjà le charme qu’implique cette fonction et le goût pour le voyage. Du haut de ses vingt ans, elle préfère les voyages ‘façon routard’ — sac à dos, bus, auberge de jeunesse — aux grands hôtels en famille, pour mieux vivre la réalité du pays. Depuis son enfance, Karolina découvre le monde. Avec sa famille, elle est allée en Thaïlande, au Mexique, en (ex-) Tchécoslovaquie…

À 9 ans Karolina a déjà vécu en Allemagne, en Californie et en Pologne.

Native de Berlin, elle migre avec sa famille en Californie pour une année alors qu’elle est âgée de 3 ans. Des raisons professionnelles et familiales la conduisent, deux ans plus tard, en Pologne, d’où est originaire sa mère. La famille Sigmund restera quatre années dans une petite ville à 60 kilomètres de Wroclaw. À 9 ans, Karolina retourne à Berlin, en Allemagne, le pays de son père. Malgré ce lien familial, l’Allemagne ne fait pas partie des projets de Karolina pour s’y installer. « C’est un pays gris. » Et la Pologne dans tout ça ? « C’est le pays des vacances. » L’idée d’y passer un an d’études n’est pas exclue, « peut-être dans 2 ans. »

Son désir de connaître les Polonais est plus fort que son regret de l’intolérance de certains. Karolina ose d’ailleurs le parallèle entre les Toulousains, ouverts et généreux, et les Polonais qu’elle a connus, qui n’hésitent pas à aller vers les gens et sont toujours prêts à faire la fête.

Le Club International arrive à point nommé.

La classe préparatoire littéraire que Karolina avait débutée à la rentrée s’est achevée plus vite que prévu. En attendant de commencer un cursus en Histoire, Karolina est donc en vacances après un premier semestre intense en termes de quantité de travail. Mais la page est tournée. Une nouvelle va s’écrire, celle des années de faculté où le nombre d’heures de cours laisse plus de temps personnel pour vivre ses passions. Le Club International arrive à point nommé.

C’est sur le web que Karolina a découvert l’association. Le terme « international » l’a tout de suite séduite, et la variété des activités l’a convaincue. Elle a déjà goûté à la vie culturelle parisienne : expositions au Grand Palais, au Centre Pompidou, quelques musées parisiens. Elle restera dans le bain avec le Club International, où elle aura l’occasion de poursuivre à Paris ses rencontres avec des étudiants du monde entier, une façon de s’exercer pour son métier futur.

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[MagClub n°4]