Portrait d'Eugénie, la bénévole aux 1000 projets.
Tous les jeudis soirs, dans les locaux de l’Université de Columbia, Eugénie anime, avec Julien, l’atelier de théâtre. Bénévole au Club International depuis le printemps dernier, Eugénie ne consacre pas tout son temps au théâtre, elle a plusieurs passions et projets de vie. Des petits boulots à la création d’un DVD, de la thérapie capillaire à un concert de chorale, Eugénie ne fait pas dans l’ordinaire. Itinéraire d’une jeune femme pleine d’énergie et aux mille projets.
Par Guillaume Thechi

Entretien
Eugénie a découvert le Club International grâce à un ami colombien. Elle a d’abord participé à un atelier de langue franco-espagnol. Alain Homsi, responsable de l’association, était alors à la recherche de bénévoles pour élargir son équipe. Dès son arrivée, Eugénie a voulu créer. C’est ainsi que l’atelier de théâtre est né. « Je n’avais jamais fait de théâtre auparavant, mais j’avais suivi une formation en développement personnel. »
Déterminée et entreprenante
En l’écoutant, on a du mal à croire qu’elle ait eu besoin de ce type de formation tant elle paraît épanouie et entreprenante. Eugénie n’hésite pas à provoquer le destin. Alors qu’elle travaillait dans une PME, elle a entendu parler de ce stage en développement personnel et a tout simplement proposé à sa direction de le financer pour les salariés. « J’ai sauté sur l’occasion », se souvient-elle. Cet état d’esprit la pousse à réduire au maximum la part de hasard pour mener ses projets à bien. Pendant trois mois, Eugénie et ses collègues suivent cette formation, accompagnés d’une quarantaine de cadres et de dirigeants d’entreprises. Cette expérience unique l’inspire et la décide à créer l’atelier de théâtre du Club International pour en faire profiter le plus grand nombre.
Du Congo à l’Angleterre…
Eugénie est née il y a 27 ans au Congo, à Pointe-Noire. Encore enfant, elle rejoint la banlieue parisienne, où elle apprend la langue de Molière et grandit. Elle travaille dans la restauration à Paris, puis traverse la Manche pour apprendre la langue de Shakespeare.
Les expériences sont diverses : fille au pair, petits boulots. Les rencontres sont également au rendez-vous, avec une population cosmopolite, auprès de laquelle elle se sent plus à l’aise.
Toujours un projet en tête
Le retour de la capitale londonienne la ramène à la réalité française, marquée par le chômage. Mais Eugénie n’est pas du genre à laisser la providence prendre le dessus. Elle s’inscrit à une formation en BTS de gestion en alternance, trouve un petit logement à Clichy et poursuit sa route. L’alternance lui assure de longues journées, mais Eugénie est pressée de réussir, concentrée sur ses objectifs et rapide dans ses choix.
Eugénie est en quête de liberté, celle de réaliser ses projets. En septembre dernier, elle a commencé une formation en coiffure. Eugénie enfin posée ? Pas vraiment. Elle voit plus loin que la coiffure stricto sensu et se projette : « Je veux devenir thérapeute capillaire ! » Soigner par les cheveux, c’est son nouvel objectif. « J’aime la coiffure et j’aime être en contact, écouter les gens. » L’idée est d’allier coiffure et psychologie. L’idée de créer un DVD sur le sujet est même en cours.
…de Montréal à Los Angeles en passant par la République dominicaine.
Les projets foisonnent dans l’esprit d’Eugénie. Le Club International lui a donné la possibilité de monter son projet de créer un atelier de théâtre linguistique. Une partie de l’atelier se déroule effectivement en anglais. L’idée de partage est essentielle, puisque chaque participant arrive avec sa culture et son bagage théâtral. Eugénie est tournée vers les autres et vers l’étranger. Elle essaie d’ailleurs de maintenir son rythme d’un grand voyage par an. Elle a ainsi passé deux semaines seule en touriste à Montréal, visité Los Angeles et la République dominicaine.
Une expérience en chasse une autre
La Guadeloupe et l’Égypte sont au programme, mais ne sont pour l’instant qu’en pointillés sur son carnet de route. Eugénie explore divers domaines : le théâtre, la musique. « J’ai commencé des cours de solfège, je voulais apprendre à jouer du piano. » À cela s’ajoutent une inscription en attente à des cours d’espagnol et deux expériences en chorale, qui l’ont déjà menée en province pour de petits concerts. Rien que ça.
Le Club International, votre passeport pour Paris
Si comme Eugénie, vous avez envie de vous investir, pourquoi ne pas rejoindre l’équipe de bénévoles du Club International? Pour être au courant des missions du moment, consulter la page Nous rejoindre . Faites-vous connaître et sortez de votre coquille (slogan du Club) !
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